Comores: recherches de rescapés infructueuses, Yemenia offre des compensations

Publié le par Bully

Monde 02/07/2009 09:07

La recherche d'éventuels rescapés du vol de Yemenia qui s'est abîmé mardi aux Comores avec 153 personnes à son bord s'est poursuivie mercredi avec l'aide de plusieurs pays, sans succès. Evénement

La compagnie a annoncé des compensations de 20.000 euros au moins pour les familles de chaque victime.

Pour l'heure, seule une adolescente, Bahia Bakari, 12 ans, a été retrouvée vivante. Elle est arrivée en France ce jeudi en provenance de Moroni.

L'avion transportant la jeune rescapée du crash a atterri à l'aéroport du Bourget peu après 08H00.

Le retour de l'adolescente s'est fait à bord de l'avion du secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, qui a quitté Moroni mercredi dans la soirée pour Paris.

"La petite Bahia est installée (dans l'avion). Nous la ramenons à Paris auprès de son père. Les médecins considèrent qu'il n'y a pas de problème pour la rapatrier", avait déclaré M. Joyandet à l'AFP peu avant le décollage, avant de préciser qu'elle serait hospitalisée à son arrivée jeudi matin.

L'adolescente a "fait preuve d'un courage absolument admirable", après être "restée près de 10 heures à attendre des secours après l'accident", avait-il estimé auparavant.

Bahia Bakari voyageait avec sa mère et ne souffre que d'une fracture de la clavicule et de brûlures à un genou, a indiqué son père qui réside près de Paris.

Les forces comoriennes ont reçu l'aide de la France, des Etats-Unis et de Madagascar, qui ont dépêché navires, avions, hélicoptères et plongeurs à la recherche de survivants parmi les 153 passagers et membres d'équipage de l'A310 de la compagnie nationale yéménite.

En mer, un avion et un hélicoptère de l'armée américaine arrivés mercredi matin ainsi que quinze plongeurs américains et neuf français ont participé aux opérations, s'ajoutant à une équipe de 22 personnes de la Croix Rouge française arrivée mardi.

Il y a "encore une chance de trouver des survivants mais il faut plutôt voir comment évacuer les corps des victimes", avait concédé M. Joyandet dans la journée.

Outre la recherche d'éventuels survivants, ces moyens visent également à récupérer les précieuses boîtes noires de l'appareil, déterminantes pour l'enquête sur les causes, encore inconnues, du crash.

Pour l'instant, seul le signal d'une balise de détresse de l'appareil a été repéré mercredi, comme la veille, par un avion Transall de l'armée française.

Face à la levée de boucliers contre la compagnie, dénoncée tant par ses usagers que par autorités françaises, qui ont mis en doute son respect strict des règles de sécurité, la compagnie a annoncé une première enveloppe pour compenser les victimes.

"Nous allons payer un premier versement de 20.000 euros pour les familles de chaque victime de l'accident", a dit le président de la compagnie Abdel Khaleq al-Qadi à Sanaa, sans préciser quand ces sommes seraient octroyées.

La justice française, compétente notamment en raison de la présence de 66 Français dans l'avion, a ouvert une enquête contre X pour "homicide involontaire".

En France, la colère de la diaspora comorienne contre la Yemenia a continué d'enfler: des jeunes Français d'origine comorienne et des Comoriens ont brièvement bloqué mercredi matin à l'aéroport parisien de Roissy l'embarquement d'un de ses vols à destination de Sanaa.

A Marseille, où vit une importante communauté d'origine comorienne, une centaine de personnes ont contraint à la fermeture deux agences de voyage du centre-ville qui vendent des billets de la compagnie Yemenia.

Les passagers, dont une partie venait passer les vacances d'été aux Comores, saison des "grands mariages" dans l'archipel, avaient embarqué lundi sur un Airbus A330-200 de la Yemenia, qui effectuait une liaison entre Paris, Marseille et Sanaa au Yémen. A Sanaa, ils avaient embarqué sur un A310 interdit de vol en France pour finir leur parcours aux Comores, via Djibouti.


source : voila

Publié dans Buzz

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