Baffe d'or : Psychiatrie Infirmière

Publié le par Bully

 

Comment faire culpabiliser  des mères...

Et on comprend bien mieux l'incompétence française face à l'autisme !!!

Sont-ils au courant que l'autisme est d'ordre NEUROLOGIQUE ?

 

Encore de la science éculubratoire !!!




AUTISME

 

 

 

Attention : si nous consacrons ci-dessous un chapitre particulier à l'autisme, nous l'aborderons à nouveau sous le titre: "Psychoses précoces", dans le dossier "Organisations psychotiques".

 

 

 

Élaboration de l'appareil psychique

 

Comment entrer en contact avec l'univers interne de l'enfant autistique ?

De quoi est fait son espace psychique ?

Quels types d'angoisse affronte t'il ?

 

 

L'angoisse première

 

C'est une notion qui a à voir avec le vide, l'écoulement, l'évaporation, l'explosion. La substance psychique doit avoir un contenant pour ne pas s'évaporer, pour ne pas se vider. Ce contenant, qui permettra à l'enfant de vivre entier, c'est la mère et l'environnement maternel.

  • De 0 à 2 mois : position autistique. L'enfant est centré sur lui-même et ses sensations.

  • De 2 à 8 mois : position symbiotique. Il y a confusion entre le Moi et l'Autre.

  • Après 8 mois : position dépressive. "Je suis Moi et il y a l'Autre".

 

Le contenant

 

C'est dés la position autistique qu'une place primordiale doit être donnée au contenant. Les expériences perceptives du bébé ne sont pas liées entre elles. Il vit des moments où il se sent contenu, et d'autres moments où il se sent tomber. Tout cela ne se distingue pas des autres sensations (tactiles, de chaleur, d'être porté ou non, de bouger, de contact...). Toutes les sensations sont mélangées et mauvaises. Il s'en débarrasse en tapant des pieds et en criant. Notons que ces phénomènes se retrouvent chez les adultes, de manière beaucoup moins intense (accès au dossier "autisme: définition, pathologie et soin").

 

 

Les protections

 

L'enfant est très tôt confronté à la peur de mourir. Il s'accroche à la vie au moyen de mécanismes de défense psychiques:

  1. Démantèlement. C'est un mécanisme passif qui consiste à faire en sorte que le Moi précoce soit suspendu, cesse d'exister. Les manifestations pulsionnelles sont désintégrées et l'enfant ne ressent plus l'angoisse. Cela devient pathologique quand le mécanisme est utilisé de manière excessive, massive, stéréotypée. Le démantèlement semble être la base de tout ce qui a à voir avec le fait de suspendre tout lien avec l'extérieur (par exemple dans la toxicomanie). Cela s'observe chez l'autiste quand il coupe tout contact par son regard dans le vague, ailleurs.

  2. Identification adhésive. Forme d'identification en surface. Cela s'observe dans l'écholalie où juste la surface de l'attitude et du comportement est réutilisée. C'est vidé de sens. C'est en fait tout ce qui est de l'ordre du mimétisme, de l'accrochage à une sensation pour éviter l'angoisse de la chute (on notera par exemple le regard qui se fixe sur un point...). Cela concerne le contact corporel et psychique. Le mécanisme d'identification adhésive a pour but d'éviter de disparaître.

 

Pôle institutionnel ...

 

... dans le quotidien, la vie de tous les jours. 

Dans l'arrivée de l'enfant à l'hôpital de jour, il y a prise en compte de la part des parents du problème psychiatrique. Les prises en charge se font souvent en petits groupes. Ce sont en majorité des enfants qui ne parlent pas. La mise en sens de ce qui se passe est fonction du ressenti du soignant. Il convient de repérer l'intensité d'angoisse qui est vécue par chacun de ces enfants. Il faudra les amener à renoncer à leurs défenses archaïques, et pour cela leur fournir un contenant extérieur (accès au dossier "soin en psychiatrie infantile").

Notons que les enfants autistes, de même que les bébés ont un psychisme confronté à l'angoisse.

Il sera important d'être avec l'enfant dans un lieu fermé, pour qu'il puisse se poser quelque part, et de vivre le moment présent. L'enfant a besoin d'être tenu, contenu. Pour certains d'entre eux, quand le lien est coupé, c'est l'effondrement. La régularité des retrouvailles crée une histoire qui aide l'enfant .

 

 

Origine

 

Il n'y a pas une cause à l'autisme, mais plutôt un "télescopage" entre des facteurs provenant de deux sources:

  • En ce qui concerne la mère, on peut noter une dépression post-partum non contenue et non perçue par l'entourage. Cela provoque un non investissement psychique du bébé.

  • En ce qui concerne l'enfant, on pourra retenir des éléments organiques, ou une sensibilité excessive. L'enfant se sent plus tôt qu'un autre détaché de sa mère, et se trouve confronté dans ce cas, à une mère défaillante qui ne peut compter sur lui pour se restructurer. 

Une des fonctions du bébé est de restructurer sa mère. La femme déprimée qui trouve un bébé souriant en rentrant chez elle (un bébé qui répond et sollicite sa mère), pourra compter sur la relation induite par l'enfant pour restructurer le Moi défaillant, pour se réparer. Le bébé gratifie, satisfait narcissiquement la mère déprimée. On peut donc parler d'évènements circonstanciels d'où résulte l'autisme.

Notons que l'autisme touche en majorité les garçons: 80% contre 20% de filles (accès au dossier "autisme: origine du mot et définition").


Source :  http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychiatrie/enfant/pathologie/autiste.htm

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Publié dans Buzz

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